Littérature:Petit Jardin en Fleur/Le·a fegi-shi aux yeux blanc

De Magnus Codex


Le·a fegi-shi aux yeux blancs
RecueilPetit Jardin en Fleur
TypeNouvelle
ÉtatBrouilon

Le·a fegi-shi aux yeux blancs

En l'an 251 du Deuxième Âge

Après trois jours de marche solitaire, je sentais enfin les fragrance de feux de bois, de torchis frais et de graillons qui indiquaient que je me rapprochais de ma destination.

La saison sèche battais son plein ici, dans la région de Vael. Je pouvais entendre nombre d'oiseaux et de petits rongeurs s'affairer dans les fourrés de ce sous-bois. Il y avait même un ruisseau qui coulait non loin dans laquelle quelque bête de taille —probablement un ours— pataugeait.

Des clameurs finirent par m'atteindre alors que je n'étais qu'à une centaines de pas de l'entrée du village.

"Euh, bonjour voyageur·euse," m'accosta une autochtone. "Est-ce qu'on peut vous aider?"

Je tournai ma tête dans sa direction. "Je suis bien au village de Beaubroug-sur-Vanti? Je suis fegi-shi et j'ai entendu dire que vous aviez besoin d'aide."

"Fegi-shi?" demanda la femme.

Une voix d'homme lui répondit. "Tu sais, un·e expert·e des magifestes. Oui, c'est bien ici. Je vais vous emmener au maire."

Je lui souris. "Merci mon brave. Je vous suis."

Il émit un léger raclement de gorge, ne sachant sans doute pas comment procéder.

"Ne vous inquiétez pas l'ami, je vais rester près de vous. Évitons les endroit bondés et il n'y aura pas de soucis."

Sans rien ajouter, il s'éloigna et je lui emboîtai le pas.

"Vous savez pourquoi on m'a mandé ? La lettre qu'on m'a transmise à la Porte du Havre ne contenais aucun détail..."

Il répondit d'une voix mal assurée. "Oui, mais euh... C'est peut-être mieux si c'est la maire qui vous en parle. J'ai pas envie de dire de bêtise."

"Oh, bien sûr, je faisais juste la conversation pour que le trajet soit un peu plus simple."

Un ange passa, puis il se sentit un peu contrait de continuer la discussion. "Alors comme ça vous venais de la Porte du Havre ?"

"Oui, mais j'étais seulement de passage. Je suis itinérant·e, je ne reste que quelques jour, voire quelques semaine dans les villes que je traverse.."

"Je vois." Il réfléchit un instant avant d'ajouter. "Il n'y pas beaucoup de fegi-shi, dans les grandes villes ?"

Je retins un soupir. Je savais exactement pourquoi il posait la question, mais je ne pouvais vraiment lui en vouloir. Enfin, peut-être que je pouvais, mais je choisis de ne pas le faire.

"Les fegi-shi sont rares, en général, mais il est commun d'en trouver plusieurs, surtout dans les capitales de duchés. J'ai été dépêché·e parce que j'ai accepté de faire la route, mais aussi parce que je suis réputé·e compétent·e."

La fin du trajet se fit en silence. Nous entrâmes dans un bâtiment qui était sans doute la mairie, puis après un court échange auprès d'un commis et un escalier, nous pénétrâmes dans le bureau où nous attendait le maire."

La chaleur solaire irradiait la pièce et mon visage. Le maire avait avec une voix aigue mais anguleuse.

"Bienvenue à Beaubourg, voyageur·euse. Vous êtes l'expert·e en magifestes que nous attendions, n'est-ce pas ?"

Je trouvai une chaise et m'assis. "Je suis fegi-shi, oui, et je viens effectivement suite au message que vous avez faire porter à la Porte du Havre. Pourriez-vous me dire ce que vous savez sur la situation ? Je n'ai pour ainsi dire aucun détail."

Un énième silence s'installa, supposant que le maire me dévisageait.

"Y a-t-il un problème, monsieur le maire ?" soupirai-je, las·se de dissimuler mon exaspération.

Le maire bafouilla. "Euh, et bien... Il se pourrait que votre... situation ne vous empêche de faire votre travail. Vous comprenez, la plupart des témoignages que nous avons sont des descriptions physiques..."

Je fronçai les sourcils. "Ça, c'est à moi d'en juger. Je vous promet que si vous me chassez à cause de mon handicap, la Porte du Havre ne vous enverra personne d'autre."

Le maire se frotta bruyamment la barbe en marmonnant. "De toute manière, il faudrait au moins une semaine pour que nous envoyons un autre courrier at ayons la réponse, donc... Je suppose que ça vaut le coup d'essayer."

Je changeai de place sur ma chaise. "Ne soyez pas trop prompt à juger les gens, monsieur le maire. Je fais ce métier depuis quinze ans et personne ne s'est jamais plaint de ma cécité."

"Je suppose, je suppose..."

Je fis un moulinet de la main. "Mettons-nous au travail, et vous pourrez bientôt juger pas vous-même."

"Oui. Vous avez raison après tout. Alel, tu peux y aller, je prends le relai."

L'homme qui m'avait accompagné prit congé.

"Et bien, voici la situation..."

Le maire m'expliqua qu'ils avait plusieurs témoignages de 'bêtes' ou de 'rongeurs' qui ont été vus dans plusieurs bâtiments de la ville, et même parfois dans la rue. Principalement la nuit, mais pas seulement, ça touche divers bâtiments: deux habitation, un atelier de tailleur, un hangar et une bibliothèque.

"C'est rare d'avoir une bibliothèque dans un village aussi profondément ancré dans la campagne", m'étonnai-je. "Vous avez des scribes ou d'autres érudits ?"

"Tout à fait. Un académicienne garrassfantoise est venu il y a quelques années prendre sa retraite ici, où vivait sa famille du temps de sa grand-mère. Il forme un scribe et fait régulièrement importer des ouvrages relié et des codex. Mais 'bibliothèque' est un bien grand mot. Figurez-vous plutôt un lieu d'étude avec quelques étagères de livres."

Le maire continua. Il me donna quelques descriptions sommaires, mais relativement peu utiles.

"Il faudrait que je m'entretienne avec ces témoins, sur les lieux où ils ont vu ces supposés magifestes."

"Bien sûr. Ça risque de prendre un peu de temps, selon la disponibilité de chacun. Vous serez logé·e chez ma fille et son époux, le temps que vous résolviez la situation."

J'acquiesçai. "Merci bien. Dites-moi, y a-t-il des mages relativement puissant dans votre communauté ? L'académicienne par exemple ?"

Il se frotta de nouveau la barbe.

"Pas que je sache. Madame Toxaum —l'académicienne— est historienne, pas magologue. Quand à nos autre concitoyens... À part une poignée de gens un peu plus douée que la moyenne, je n'en n'ai jamais eu vent."

"Personne n'a jamais détruit de porte ou de fenêtre par 'accident' ? Pas de champs ayant miraculeusement poussé en une nuit ? Pas de guérisseur particulièrement doué ? Pas de mercenaire à la retraite dans votre garde ?"

Il soupira. "Non, non, rien de tout ça. Le bruit aurait couru et me serait parvenu si des choses aussi étranges se serait produites. Pourquoi tant d'insistance ?"

Je me penchai en avant pour lui expliquer. "Vous savez que les magifestes n'apparaisse qu'aux endroits où de la puissante magie ou de la magie modérée mais employée à répétition n'est pratiquée, n'est-ce pas."

Il grogna. Je poursuivis.

"Ça veut dire qu'un·e des habitant·es pratique de la magie, en secret, et ce régulièrement. Depuis combien de temps ces évènements ont lieu ?"

D'une voix renfrognée, le maire me répondit. "Trois semaines. Mais pourquoi diable quelqu'un ferait de la magie en secret ?"

"Ça, c'est à vous de me le dire. Vous n'avez pas de loi ou de tradition interdisant la pratique de la magie ?"

"Non, aucune."

Je m'allongeai de nouveau sur le dossier de ma chaise. "Il me faudrait aussi la liste des décès au cours de ces cinq dernières semaines, si possible avec le lieu du décès."

"Pourquoi ? Quel rapport avec les magifestes ?"

"L'apparition des magifeste est inhibée par la mort prématurée des humains. Connaître le nombre et la fréquence des décès, couplée avec la puissance des magifestes, me permettra de jauger la puissance de la magie qui les a engendrés."

"Très bien, je vous ferai parvenir ça. Vous me confirmer donc que ce sont bien des magifestes à l'œuvre ?"

Je hochai la tête. "Absolument. Il y a peut-être quelques témoignages induit en erreur par quelque rats ou chien errant, mais certaines description m'assurent qu'il y a au moins plusieurs espèces de magifestes dans votre village."

Le maire fit râcler sa chaise. "Très bien, a moins que vous n'ayez d'autre question, allons directement sur le premier lieu infesté."


Je savais que nous étions proche de la bibliothèque car les odeurs caractéristiques du papier et du vélin se faisait sentir.

"Les fenêtre sont ouverte ?" demandai-je. "Ils n'ont pas peur que les feuillets s'envolent ?"

"C'est vrai que c'est bizarre," grogna le maire en se grattant de nouveau les poils du menton, "j'ai pas souvenir de les avoir vues toutes grandes ouvertes comme ça."

Il frappa à la porte, et c'est une personne à la voix jeune et féminine qui nous ouvrit. L'apprentie scribe.

Je pris une grande inspiration, anticipant ce qui allait arrivait, et entrai.

Dans un éclair éblouissant, je recouvris instantanément la vue dès que mon pieds foula le plancher vernis de l'antre aux livre.

Aveuglé·e, je forçai tout de même mes yeux à rester ouverts, pour profiter de cette rare occasion.

La pièce était vaste, occupant presque tout le rez-de-chaussée de la bâtisse. De larges fenêtres étaient en effet grande ouvertes sur tous les murs de la pièce. Quatre grandes étagères contenait l'intégralité des ouvrages présents, une cinquantaine au total, à vue de nez.

"Attendez, vous... vous pouvez voir, maintenant ?" s'étonna le maire.

"Oui," répondis-je sans cesser d'admirer le lieu.

Il y avait deux grande tables de lecture au centre, et deux écritoires dans un coin. La seule autre pièce accessible devait être un genre de remise, vue sa petitesse, et un escalier montait vers ce que je deviner être les appartement de l'académicienne.

"Comment ça se fait ? Vous m'avez mentis, c'est ça ? Vous vous êtes foutu de moi !"

"Non", lançais-je avec flegme.

Mon regard finit par se poser sur la scribe. Elle était effectivement assez jeune, à peine majeure, assez grande et élancée avec des main délicates mais cloquée à cause de l'usage de la plume. Sa peau était d'un jaune très clair, presque blanche, avec des yeux d'un bleu sombre et profond et des cheveux châtains coupés en brosse.

Elle haussait un sourcil d'un regard pénétrant, la bouche tordue de perplexité.

"Vous êtes oracle, c'est ça ?"

Je me trouvai brièvement surpris·e de cette remarque plein de clairvoyance, sans pour autant cesser de la contempler. Se vêtements étaient simple, mais propre. Elle portait une veste blanche à manches longues sur une tunique brune. Ceintrée d'une jupe évasée couleur vert feuille, elle était chaussée de hautes bottes de cuir.

Pour lui répondre, je hochais la tête. "Comment avez-vous entendu parler des oracles ?" Cette connaissance était rare, nous étions très peu nombreux et peu de gens connaissait notre existance.

"J'ai eu un cousin qui était comme vous. Enfin, il voyait très bien, c'est juste qu'il était muet. Sauf la nuit. Là il devenait un moulin à parole."

Elle soupira, mélancolique.

"Personne ne savait ce qu'il avait. Ses parent pensaient qu'il était malpoli, et n'arrêter pas d'essayer de le forcer à parler. Ils savaient qu'il n'était pas vraiment muer, parce qu'il parlait dès que le soleil se couchait, alors il le prenait juste pour un idiot qui ne veux pas faire ce qu'on lui demandait. Ils leur arrivait même de le battre.

"Il a finalement décidé de déménager à la Passe, pour tenter d'avoir une meilleure vie. Ma mère et moi avons fait le trajet avec lui. C'est là-bas qu'un ecclésiastique nous a appris qu'il était oracle..."

"Et ça consiste en quoi, concrètement ?" demanda le maire.

Je me tournai vers lui, et pour la première fois je pus voir à quoi il ressemblait. C'était toujours troublant de confronter la réalité à l'image mentale qu'on se faisait des gens tant qu'on ne pouvait pas les voir.

Il était petit, avec des cheveux roux hirsute et une barbe broussailleuse. Sa peau était d'une jaune sombre et ses yeux vert-de-gris. Il portait une redingote noire poussiéreuse et des chaussures à talonnettes.

"Si j'ai bien tout compris," continua l'apprentie après avoir pesé mon silence, "ce sont des personnes qui ont un sévère handicap, mais qui disparaît quand elle sont dans certaines conditions. Pour mon cousin, c'était la nuit, et pour vous..."

"C'est la présence de magifeste." finis-je.

Mes deux interlocuteurs scrutèrent timidement la pièce, comme s'ils cherchaient les magifestes en question.

"Mais comment ça se fait, ça, les oracles ? Ça n'a pas l'air très naturel," s'interrogea le maire.

"C'est une malédiction divine," répondis-je. Le maire me toisa d'un œil inquisiteur.

"Vous avez énervé les dieux et ils vous ont maudit..."

Je secouai la tête. "Je suis né·e comme ça. Comme tous les oracles. Voyez-ça plutôt comme..."

Comme je cherchais me mots, la scribe finis ma phrase.

"... comme une épreuve octroyée par les dieux. Il se dit que les oracles sont particulièrement compétents dans de nombreux domaines, comme pour compenser leur handicap."

Je repris. "Certains le prennent dans l'autre sens. Nous sommes supposément très doué·es, un don fait par les dieux, alors pour compenser ils nous maudissent."

Le maire hochait lentement le chef, la main dans sa barbe. "Je vois. Donc vous, vous êtes aveugle, sauf quand il y a des magifestes dans la pièce ?"

J'opinais. "Exactement."

"Et où sont-ils?" demanda-t-il en regardant derechef alentour.

"Probablement caché. Je vais commencer mon travail d'expert·e maintenant."

Le maire hocha la tête, puis pris congé, prétextant d'autres affaire à gérer.

J'interrogeai la scribe. "Y a-t-il eu récemment des évènement étranges, ou simplement hors du commun, ici, dans la bibliothèque ?"

Elle pris l'air de réfléchir un instant. Dieux, qu'est-ce que c'était agréable de pouvoir voir les émotions de mes interlocuteurs. Il m'avait fallu du temps pour être capable de les déchiffrer à peu près correctement, et même à ce jour je n'étais pas capable de percevoir les émotions les plus subtiles ou les mensonges, mais sortir de l'obscurité me faisait un bien que ceux qui n'ont jamais vécu la cécité ne pouvaient pas comprendre.

"Et bien, euh... Non, pas vraiment. À part le problème d'humidité qu'on a depuis un moment, rien qui sort de l'ordinaire."

Je haussait un sourcil. "Un problème d'humidité ? Depuis combien de temps ?"

Elle se gratta la tête. "Un peu plus de trois semaines, je dirais ?"

"Ça a l'air lié à notre problème. Vous pouvez me montrer ?"

Me montrer. C'est pas souvent que j'utilise cette locution.

La scribe me mena dans la petite pièce voisine, où je découvris ce que je devinais être l'académiienne tant évoquée, fort contrite, qui avait étalé de nombreux rouleaux, feuillets de folios et livres ouvert. Plusieur lanternes de sécurité était éparpillées çà et là, sans doute dans le but de sécher tous les ouvrage.

Elle était grande, les cheveux tirés en arrière et attachés serré. Elle était vêtue de vêtements de villes pratique, mais transpirait d'une modeste richesse, contrastant avec ces concitoyens ruraux.

Je me présentais et lui demanda des informations sur ledit problème d'humidité.

"Je n'en peux plus," souffla-t-elle d'exaspération. "Peu importe combien de livres je sèche chaque jour, l'humidité persiste et abîme les ouvrages... Ce malgré la chaleur qu'on met en place et l'aération permanente... Je sais que c'est la saison humide, mais c'est la première fois que ça fait ça !"

Il me semblait évident que c'était dû à des magifeste, au vu de ce que je savais, mais j'avais du mal à réfléchir clairement et je ne voulais pas précipiter mes conclusions.

"Vous avez rapporté au maire que vous aviez vu des petites créature rôder dans la bibliothèque ?"

Ce fut la scribe qui me répondit. "Oui, à trois reprise. Des genres de gros insectes volants et se cachant dans les coins. La première fois, j'avais cru à des mites et donc me suis montré vigilantes, mais quand je les ai revues, j'étais sûre que c'était autre chose. Je les ai cherchées, mais en vain."

"À quelle période de la journée les avez-vous vues ?"

Elle chercha derechef dans sa mémoire. "Le soir, peu après le coucher du soleil. Après une longue journée d'étude, en genéral."

"Et où les avez-vous cherchées ?"

Elle haussa les épaules. "Derrière et sous les meubles. Et même dans les tiroirs des bureaux. Mais rien."

Je retournais dans la salle principale.

"Bon," commençais-je à déclarer. "Si ce sont bien des magifestes, on a sans doute affaire au type nuée. Ils sortent la nuit, et cherchent à humidifier le lieu. Et malheureusement, c'est au papier et au vélin que l'humidité s'accroche le plus. Donc..."

Je m'approchais d'une des bibliothèques et entrepris de l'éloigner du mur. Dieux que c'était lourd ! L'apprentis et sa maîtresse m'aidèrent, et nous pûmes découvrir que le dos du meuble était vide.

"J'ai déjà regardé là plusieurs fois..." précisa la scribe.

"J'avais compris, mais je veux tester quelque chose." Je colais mon oreille au dos de la bibliothèque. "Vous voulez-bien retirer quelques ouvrage, à mi-hauteur ?"

Elle le firent, et avec attention, j'entendis des petit bruits de frottement et de flappement.

"Je vois," dis-je en retournant au devant du meuble. "Voici ce que nous allons faire. On va devoir retirer tous les ouvrage des étagères, mais on va d'abbord placer un drap au dessus de nous. Les magifeste se cachent derrière les livre. Si on les retire tous, ils vont tenter d'aller se cacher ailleurs. Le drap va les en empêcher, et on pourra en capturer un. Une fois cela fait, on pourra laiss les autre partir."

Nous mîmes en place le dispositif, et lorsque presque tous les volumes furent retirés des étagères, une nuée de petites créature volante surgirent d'un seul homme de leur cachette.

Ils ressemblait à des petites bandes de papier blanches comme neige. Leur 'tête' etait repliée vers l'arrière, et leur 'queue' avait la form d'une queue de pie. Ils avaient des 'ailes' perpendiculaires à leur corps, mais droite et arrondie à leurs extrémités. Elles ne battaient, mais se déplaçait comme si elle planait. Cependant, leurs trajectoires impossibles démontrait bien qu'ils s'agssait de magifestes.

La scribe parvint à en attraper un entre ses deux doigts, et je pu l'examiner de plus près.

Le magifeste ne se débattait pas, mais tentait de s'envoler comme s'il n'était pas pris au piège. Pas vraiment intelligent, indiquant que la magie l'ayant engendée était simple. Par forcément faible, mais son effet servait un objectif simple.

Je frottai un pan du draps contre le 'ventre' du magifeste, et celui-ci se retrouva humide. J'indiquai à la scribe qu'elle pouvait le relâcher.

"Alors ?" m'interrogea l'académicienne. "Quelles sont vos conclusions ? Que peut-on faire ?"

Mon esprit était terriblement embrumé et j'avais du mal à réfléchir.

"Cela-vous dérange-t-il que l'on sorte dehors, avant de continuer ?"

Les deux érudites échangèrent un regard surpris, mais acceptèrent.

Une chose qui est peu sue à propos des oracle est que nos soi-disant 'compétence supérieures' sont réduite à une certaine médiocrité quand notre malédiction est levée. Ainsi, tant que je voyais, j'avais du mal à réfléchir à pleine capacité.

Quelle merde, cette malédiction.

Une fois dehors, je perdis de nouveau mon précieux sens de la vue, mais je pus enfin prendre un peu de recul sur la situation.

"C'est quoi une nuée ?" demanda la bibliothécaire.

Je pris le temps de répondre. Après tout, il y avait une chance non-nulle que cette situation se reproduise une fois cette affaire terminée.

"Il existe quatre type de magifestes. La nuée sont celui que vous venez de voir. Il s'agit d'une colonie de petit magifestes qui agissent ensembles. Un exemple connu est celui des Singes Volant résidants aux Archives du Monde. Pour dire vria, les membres d'une nuée partagent le même but et agissent souvent de concert. On peut considérer qu'une nuée est en réalité une seule entité, un seul magifeste."

"Et pourquoi on ne les écrase pas simplement comme des insectes ?" demanda cadidement la scribe, contrite qu'on les ai laissé s'envoler vers une autre cachette."

"Oh, et bien il y a deux raison à ça. La première, c'est que les magifeste en général sont compliqué à 'tuer', bien que ce terme soit un abus de langage, on parle plus de détruire, parce que ce ne sont pas des animaux, ils ne sont pas a proprement parlé vivant, ce sont plutôt des évènement naturels. Un peu comme le fait de construire un barrage forme naturellement un lac en amont de la rivière, utiliser la magie forme naturellement des magifeste.

"La deuxième concerne les nuées en particulier. C'est un seul organisme, comme je l'ai dit, donc si nous ne les détruisons pas tous, s'il n'en reste ne serait-ce qu'un seul, alors la nuée se reformera. Et comme vous l'avez vu, ils sont bien cachés, on ne pourra jamais savoir si on les a tous détruits."

"Oh, je vois." conclu l'apprentie, déception dans la voix.

"Et les autres types ?" s'enquit l'académicienne.

"Il exste les colosses. Beaucoup de colosses sont connu, comme Testudino, la tortue géante qui trace des routes — bien que ce soit pas une tortue — et le Mangeur de Pierres. Ceux-ci se caractérise par, premièrement une taille souvent supérieur à celle d'un humain, deuxième leur durée de vie extrêmement longue. En règle générale, ils accomplissent leur tâche doucement mais sûrement. Certains existent depuis plusieurs siècles.

"Les deux derniers sont les reclus et les singuliers. Les reclus sont le type par défaut, c'est à dire un unique magifeste de taille moyenne, sans longévité particulière et qui ont tendance à se cacher — contrairement aux colosses. Les singuliers sont tous ceux qui sont inclassable dans les trois autres catégories."

Le silence s'installa alors que les deux érudits assimilait toutes ces information.

"Pour revenir à notre problème," repris-je, "comme je l'ai mentionné l'objectif de ces magifestes-là est d'humidifier toute la pièce. Ils ont probablement migré dans la bibliothèque à cause des livre et du 'potentiel d'humidification' du lieu, si ça fait sens pour vous. Cela signifie deux chose. La première, c'est que le ou les sorts lancés qui les ont manifestés visent à sécher des objets. Aucune de vous deux ne pratique la magie à répétition, par hasard ? En particulier pour sécher des livres ou autres ?"

Il répondirent négativement à ma question.

"Bien. La deuxième, c'est qu'ils ne disparaîtront pas tant qu'il n'auront pas tout humidifié à leur guise. Je ne peux pas savoir à quelle point ils comptent le faire, mais ça peut mettre en grand danger tous les ouvrages qui sont présent."

J'entendis l'académicienne croiser les bras et changer de posrture dans un léger grognement.

"Oui" me confirma l'académicienne.

"Premièrement, vous allez protéger les bibliothèque avec des peaux animales, ou des draps à défaut. Ensuite, fenêtres fermées, vous allez faire bouillir de l'eau pour que la vapeur se répande dans la pièce et humidifie l'endroit.

"En parralèle, vous alllez apporter des choses sèches dans vos appartements. Des feuilles mortes, de la paille, bref, des trucs végétaux bien secs. Et dès que la pièce devient un peu humide, vous les remplcerai pour que ça reste toujours les plus sec possible.

"En deux ou trois jours, le magifestes migreront à l'étage. Vous transporterez alors les livres dans un autre endroit, assez loin et bien à l'abri, et enfin pour pourrez laissez les magifeste humidifier à leur guise toute la bâtisse."

La bibliothécaire gromela. "Combien de temps ça prendra, une fois les ouvrages déplacés ?"

Je réfléchis. "Je dirais quatre ou cinq jour dans le meilleur des cas, deux semaine dans le pire."

La scribe intervint. "Et pourquoi on ne bouge pas directement les livres ailleurs ?"

Je secouai la tête. "Si vous faites ça, il y a un risque que les magifeste 'suivent' les livres. Donc à moins de les éparpiller dans une dizaine de bâtiments différents aux quatre coins du village, le plus sûr est de les divertir avec un endroit plus attrayant pour eux, et proche de leur position actuelle, avant de migrer les volumes."

Je soupirai

"Si on était en saison sèche, on aurait pu faire ça dehors au lieu d'inonder vos appartements de paille, mais malheureusement..."

Je laissai traîner ma phrase, réfléchissant à une alternative moins contraignante. Mais je fini par secouer la tête, confirmant l'opération que j'avais proposé était la meilleure.

J'entendis le craquement des jointures de l'académicienne qui s'étirait pour chasser l'apréhension de l'effort à venir. "Bon. Y'a plus qu'à nous mettre au travail."

Je sentis une main sur mon épaule qui une autre qui se saisit de la mienne. "Merci, fegi-shi. Si on a d'autre question, on viendra vous voir."

Je hochais la tête avant de les entendre repartir à l'intérieur et commencer à fermer toutes les fenêtre.

Je levai le visage vers le ciel pour jauger la position du soleil par sa chaleur. Il commençait à se faire tard, notre petite enquête nous ayant occupés un bon moment. Je n'aurai sans doute pas le temps de visiter d'autre témoins aujourd'hui, principalement à cause de la fatigue du voyage qui m'empêcherait de veiller trop tard.


J'avais demandé à la fille du maire de m'apporter une chandelle et de me laisser seul·e dans la chambre qu'elle me prêtait pour mon séjour ici. Je maintenais un sort du domaine de l'Égide pour créer une bulle autour de la flamme et l'étouffer, et à chaque fois que sa chaleur devenait trop faible, je lançai un sort d'Amélioration pour la relancer.

Au bout d'une bonne demi-heure de ce petit manège, ma vue me fut de nouveau rendue.

Le petit magifeste qui venait de naître ressemblait à un minuscule lézard couleur miel strié de nervures rouges. Il n'avait pas de tête, mais une queue qui joignait ses deux extrémité dans une large boucle.

Il s'agrippa à la chandelle, approcha sa queue de la flamme et celle-ci s'embrasa avec douceur, maintenant une luminosité et une chaleur constante.

Il devrait rester au moins une heure, voire jusqu'à ce que la chandelle se termine si j'avais de la chance. Ainsi, je pouvais lire le registre des décès que le maire m'avait fait porter en fin de journée, juste après le repas.

Je profitai de ce moment de clairvoyance pour observer le village plongé dans la pénombre vespérale, à travers la fenêtre. Les maisons était vieilles, faites de bois et de torchis comme avant la Guerre Triangulaire. Le sous-bois que j'avais traversé était l'orée d'une sylve plutôt épaisse qui nimbait le village. Je ne voyais pas le ruisseau que j'avais entendu le matin, mais il traversait certainement le village, sans doute le Vanti qui donna son nom à Beaubourg-sur-Vanti.

Je me plongeai dans le registre. J'avais du mal à lire, déjà parce que le draschais n'étais pas ma langue maternelle, mais surtout parce que mon éducation littéraire avait été frugale à cause de mon handicap.

La lecture m'apprit tout de même qu'il n'y avait pas eu de décès lors de ses trois dernières semaines. Ce n'était pas surprenant pour un village comptant au plus trois cent âmes. La magie à l'œuvre ne pouvait donc pas être très puissante. Il se pouvait même que cela soit de la magie pratiquée à très bas niveau, mais à une fréquence très élevée, comme je venais de le faire avec ma petite salamandre-de-chandelle.

La lumière ainsi que mon acuité finirent par s'éteindre. Replongé·e dans la solitude d'une obscurité noire d'encre, je me réfugiais dans mes pensées.

Cela en valait-il vraiment la peine ? C'était comprendre que ma malédiction était liée aux magifestes qui m'avait poussé·e à faire métier. Mais être quotidiennement confronté·e au validisme des gens auxquels je suis sensé·e venir en aide était fatigant. Bien plus que de voyager seul·e dans la rase-campagne. Ne ferais-je pas mieux de me réfugier dans quelque lieu où les magifestes était en permanence présents, comme aux Archives du Monde, pour finir mes jours en paix ? Ou encore dans quelque ermitage où mon handicap ce sera pas jugé ?

En m'allongeant sur le matelas dur, je balayais cette pensée. Je m'étais suis toujours interdit·e d'être contraint·e par ma malédiction. Et si je devais passer ma vie à combattre le validisme où que j'aille, et bien soit, j'en faisais mon fardeau.

C'est parfois juste tellement éreintant...

Heureusement, je fut rapidement emporté·e au royaume des rêves.


Le matin fut dur, plus que le matelas.

Mon dos me faisait souffrir, la qualité déplorable du lit s'ajoutant aux heure de marche de la veille. Ouvrir les yeux et voir le sempiternel noir, bien que je devrais y être habitué·e, est toujours une surprise pour mon esprit qui n'arrive pas à s'y accoutumer. La perspective d'une journée interessante de travail est peu à peu remplacée par la réalité du validisme que j'ai subit la veille, et qui allait en toute probabilité continuer pour chaque personne que je devrais interroger.

J'envisageai de rester couché·e, de replonger dans le sommeil ou de feindre une fièvre, mais la chaleur matinale qui m'asperge depuis la fenêtre et mon intégrité empêchait l'une et l'autre de ces oprions.

Tandis que je m'habillai à tâtons, je me demandais : petit déjeuner ou pas ? Le fille du maire s'était montrée timidement curieuse sur mon aptitude à faire mon métier lors du repas de la veille, tandis que son époux s'était montré impoliment silencieux. Seuls les éclats de voix de leur jeune fille que j'entendai à travers la porte me convainquit de me joindre à eux.

Sa voix enjoué pleine de candeur me fit sourire quand elle m'adressa un "Bonjour, monsieur·dame le·a fegi-shi ! Il y a de la confiture aujourd'hui !" d'un ton rieur alors je m'asseyai auprès d'elle. Agée d'à peine huit ans, c'était la seule de la maison à avoir réagit avec tendresse quand elle avait constaté mon handicap la veille au soir, commençant à me décrire tout ce qui trouvait sur la table et se proposant de me passer les plats quand je le souhaitais. Preuve encore que le validisme était acquis et non inné.

Comme ce matin ses parents étaient de nouveau murés dans leur malaise, je profitai du petit-déjeuner pour lui raocnter quelque histoire que j'avais vécu ici et là, ce qui ravi au plus au point et la déçu quand je dû partir.

À l'hôtel de ville, le maire avait chargé quelqu'un me guider jusqu'à la deuxième témoin : une jeune fermière qui avait apperçu un gros rongeur étrange — un des supposés magifeste — dans un grenier trônant au centre du village.

"Pourquoi avoir construit un grenier ici ? Ça ne doit pas être très pratique."

"On m'a dit que c'est pour pouvoir le protéger si on attaque le village," me répondit la fermière. "Le grain, c'est précieux ici, vous savez."

Ça m'étonnait. "On vous attaque souvent ?"

Dans un bruissement de jutte que je suppoais être un haussement d'épaule, elle me répondit "Ya un temps, y'avait pas mal de guerres de vassaux dans la région. Nous on n'est pas impliqué là-dedans, mais y paraît que c'est important pour eux de prendre les villages fermiers."

"Vous êtes un village agraire ? J'ai vu que le village était entouré de forêt, où sont vos champs ?"

"Ils sont plus loin, en amont de la rivière. la forêt est pas très grande. Comment vous avez fait pour voir la forêt si vous êtes aveugle ?"

Et c'était reparti. Au moins, elle avait le mérite d'être direct, ce que je savais apprécier. Je lui fis un topo rapide sur ma malédiction, sans entrer dans les détails, et elle ne poussa pas les questions plus loin.

"Et pouquoi vous ne coupez pas la forêt ? Au moins en partie, pour rapprocher les champs ?"

Elle haussa de nouveau les épaule. "Y paraît qu'en cas d'attaque, ça permet de mieux se protéger."

J'étais perplexe quant à ce raisonnement. Ça fait beaucoup d'effort au quotidien, de lier le grenier et les champs, pour un avantage très ponctuel, voire inexistants en ces temps de paix, mais je n'émis pas de jugement à haute voix. Au moins le village était muni d'une plaissade, et avoir autant de bois à proximité avait ses avantages.

"Avant d'entrer," l'interpelai-je, "j'aimerais savoir : pratiquez-vous la magie ?"

D'aucun dirait que j'aurais dû attendre d'entrer pour pouvoir juger sa réaction au faciès, mais en réalité j'étais bien meilleur·e pour jauger les gens à la voix. Conséquence de la pratique et des avantages conférés par ma malédiction.

En guise de réponse, elle ricana. "Vous croyez que je serais paysane si je pouvais faire des trucs magiques ?"

C'était à mon tour de hausser les épaules. "Pourquoi pas ? Ça peut avoir ses avantages dans votre métier, même à petite échelle."

"Non, monsieur·dame le·a fegi-shi," ajouta-t-elle sur un ton plus sérieux, presque contrit. "Je suis absolument nulle en magie"

Plus j'y pensais, et plus j'estimais qu'un·e des villageois·es pratiquait la magie en secret. Des lieux publics comme une bibliothèque ou un grenier, voire même un atelier, pouvait servir de lieu confidentiel d'entraînement une fois la nuit tombée. Ma théorie étant que la magie pratiquée était faible et à grande répétition, un mage en pratique autodidacte était la meilleure hypothèse concernant le coupable.

Mais il falait que je voie les autre magifestes pour confirmer cette théorie. Je gravis quelques marches de pierre et entrai donc dans le grenier.

Cette fois-ci, je remerciai la pénombre ambiante qui aténua sensiblement l'éblouissement que je subissais chaque fois que la malédiction se mettait en trève.

L'endroit était vaste, pour un simple grenier à grain. Et pour cause, ce n'en n'était pas le seul usage. Il y avait aussi de la paille, du bois, quelques pierres de construction ainsi que de la chaux et du sable.

Je déplorais cependant que le bâtiment en lui-même n'était pas un plaisir pour les yeux. Il était grossier, les planche des murs ayant nombre d'aspérité. Seul le toit était travaillé pour empêcher la pluie de s'infiltrer, mais restait tout de même grossier.

Mais ce qu'on pouvait accorder aux villageois était une organisation minutieuse. Toutes les denrées était stockées dans des compartiments bien séparé, et tout était bien rangé et organisé. Il me serait assez simple de réaliser un inventaire complet en réstant à l'entrée.

"Où et quand avez-vous vu le magifeste ?" demandais-je en me tournant vers la paysanne.

Malgré sa voix qui me parraissait assez juvénile, elle était en fait bien plus âgée que ce que je pensais. Elle devait tourner autour de la quarantaine, et son corps portait les stigmates de son travail difficile. Des muscles saillants aux bras et aux jambes était visible à travers son vêtement serré, simple mais pratique. Elle tenait à la main un large chapeau de paille, laissant apparaître des cheveux rouge feu attachés en chignon. Elle avait le teint tané des agriculteurs et le visage congestionné dans un mimique fatiguée, les yeux ridés et piissé, et le rictus tiré en arrière.

"Deux fois, derrière les sacs de grain. Le matin à l'aube à chaque fois."

J'acquiesçais. "Vous pouvez me le décrire ?"

Elle se gratta la joue avec un ongle noir. "Comme un très gros rat, de la taille d'un chien. Mais avec le museau applatit." Puis elle ajouta "Vous savez, il fait très sombre le matin, alors j'ai pas pu voir grand chose. Et puis, il m'a foutu la frousse, ce truc."

De la taille d'un chien ? Ça ne dois pas être facile pour lui de se dissimuler.

"Et quand vous l'avez surpris, vous avez pu voir ou il allait ?"

Elle enroula les bras autour de son corps, gênée. "C'est ça le plus bizarre. Les deux fois il a disparu sous les sacs de grain. Comme volatilisé. Personne ne m'a crue quand je l'ai dit, et même en retirant tous les sac on n'a rien vu..."

Intrigué·e, je me dirigeais vers ledits sacs de grain. Avec l'aide de la fermière, nous les déplacîmes, mais effectivement, il n'y avait rien. Les sacs étaient intacts et bien fermés. Pourtant, le magifeste était bien là, sinon ma malédiction ne se serait pas levée. Je balayai la pièce du regard, songeant à un autre endroit où il aurait pu se cacher. Il y en avait plusieurs, les invesgtiguer tous prendrait du temps.

Cependant, selon ce que m'avait dit la paysanne, j'avais l'intime intuition qu'il était là, sous notre nez.

"Ouvrons-les, si vous le voulez bien."

Elle leva les sourcils. "Vous pensez qu'il se cache à l'intérieur ? Mais les sacs..."

"Je sais," la coupai-je en faisant un effort pour rester courtois·e, "mais les magifestes ne suivent pas les même règles que nous. Il n'est pas improbable qu'il puisse se faufiler à l'intérieur sans avoir à bouloter la jute."

Sans trop y croire, elle m'aida à ouvrir les sacs, en commençant pas ceux du fond.