JdR:La Couleur des Roses/1 - Encyclopédie/Religion et Traditions/Les dieux et la religion

De Magnus Codex
La Couleur des Roses

Les dieux et la religion


Inspiration

La religion de Rosarya est largement inspirée de la religion celtique.

Nom

La religion de Rosarya n'a pas de nom. Comme il s'agit de la seule religion existant et ayant jamais existé, il n'est pas besoin de la nommer, c'est juste "la religion".

On peut cependant trouver la mention de "Culte des Psychopompes" dans certains ouvrage anthropologique, mais elle n'est pas usitée dans le langage courant.

Les dieux

Les dieux sont les créateurs de tout. Ils ont confectionné le monde de Rosarya et l’habitent. Chaque dieu à ses attributions et ses pouvoirs sont restreint à l’échelle de cette attribution.

Dieux du centre

On appelle “DIeux du centre” les dieux qui sont incarnés sur le monde de Rosarya.

Dieux locaux

Les dieux locaux sont les dieux qui incarnent chaque élément naturel de Rosarya. Ils sont responsables des ressources prodiguées par la nature, des animaux sauvages (surtout ceux qui sont sédentaires), des accidents, de la protection et de la punition.

Chaque dieu est attribué à un élément naturel (une forêt, une rivière, un lac, une montagne, etc.) que l’on prie ou invoque pour avoir sa protection. Quand ils ont insatisfaits, le dieux locaux peuvent punir les humains en dégradant la nature qui leur est attribuée ou en la retournant contre eux.

Ils sont très proches des communautés humaines et ce sont les principaux dieux qui sont priés et invoqués.

Chaque dieu local porte de nom de l'élément naturel qu’il supervise.

Dieux régionaux

Les dieux régionaux sont les dieux qui supervisent de larges régions de Rosarya. Ils sont responsables des climats, des animaux sauvages (surtout ceux qui migrent) et des catastrophes naturelles.

Comme des marionnettistes, ils ont une vision macroscopique de ce qu’ils infligent aux humains. Ainsi, tout ce qui se passe à l'échelle d’une région, comme une tempête qui traverse un pays entier ou toutes les rivières d’une région qui sont en crues pendant la saison des pluies sont attribués aux dieux régionaux.

Chaque dieu régional supervise une région, mais plusieurs d'entre-eux peuvent se trouver à différentes échelles. Cela ne représente pas une hiérarchie (il n’y a pas de hiérarchie chez les dieux) mais plutôt une vision plus ou moins large de leurs attributions. De ce fait, la frontière entre dieu local et dieu régional est parfois floue

À l’instar des dieux locaux, ils portent le nom de la région qu’il supervisent.

Bien qu’ils soient moins proches des communautés humaines que les dieux locaux, les dieux régionaux sont assez souvent priés ou invoqués.

Dieux d’En-Haut

Les dieux d’En-Haut sont les dieux qui font tourner le monde. Ils sont responsables des astres, des étoiles, du temps et de la bonne fortune.

Bien qu’on les prie pour remercier la chance, ils ne sont pas à proprement parler considérés comme bons. Ils représentent l’avancée inexorable de l’humanité, ce qui signifie le progrès mais aussi sa fin. La bonne fortune qu’ils accordent est perçue comme un caprice de leur part.

Les dieux d’En-Haut ne sont pas nommés, on peut les prier mais pas les invoquer.

Dieux d’En-Bas

Les dieux d’En-Bas sont les dieux que l’on redoute, car ce sont ceux qui décident qui subit le mal dans le monde. Ils sont responsables des maladies, des handicaps et de la malchance.

Ils ne sont pas mauvais, mais ils sont craints. Bien que leurs actes ne soient pas associé à la punition (qui est l’apanage des dieux locaux), leur intervention est souvent une conséquence d'évènements causés par les humains. Ils véhiculent la causalité, la fatalité et l'inéluctabilité des conséquences des actions de chacun.

Les dieux d’En-Bas ne sont pas nommés, on peut les prier mais pas les invoquer.

Les psychopompes et l’Autre-Monde

Les psychopompes sont des entités divines envoyées par les dieux dans le monde pour guider les morts vers l’Autre-Monde.

L’Autre-Monde n’est pas a proprement parler le monde des morts, mais il s’agit du monde des dieux. Avant l’arrivée des psychopompes, quand les humains mourraient, leur âme disparaissait tout simplement.

C’est depuis l’Autre-Monde que les dieux influent sur le monde des humains.

Il est dit que le dessein des dieux se réalisera au-delà de l’Autre-Monde, dans un monde que le humains ne peuvent pas appréhender de leur vivant.

Rendre hommage aux dieux

Il existe deux manières de rendre hommage aux dieux : par la prière et par l’invocation.

La prière

La prière est un hommage discret et unidirectionnel. L’humain s’adresse au divin sans attendre de réponse en retour.

La prière se fait dans de nombreux contextes, comme les cérémonies religieuses, les fêtes, le hommages mortuaires mais aussi pour n’importe quel élément de la vie quotidienne.

La prière peux avoir deux objectifs : supplier la clémence des dieux (avant un évènement) ou remercier la clémence des dieux (après un évènement).

La prière peut se faire seule ou en groupe. Elle peut être silencieuse, murmurée, déclamée, chantée, écrite, etc. Elle peut se diriger vers un dieu en particulier ou concerner toute une catégorie de dieux. On ne prie cependant jamais plusieurs catégories de dieux à la fois.

Pour prier le dieux d’En-Haut, on dispose ses deux mains devant soi, paumes tournées vers le ciel. Pour prier les dieux d’En-Bas, on applique la même manœuvre, mais avec les paumes tournées vers le sol. Pour les dieux du centre (qu’on les nomme ou pas), on garde la paume des mains tournées l’une vers l’autre, perpendiculairement au sol, légèrement ouvertes devant soi. Dans tous les cas, on prie les yeux fermés.

La prière peut ou non s’accompagner d’un sacrifice ou d’une libation.

L’invocation

L’invocation est une pratique qui, même si elle est similaire à la prière sur beaucoup de point, constitue un acte beaucoup plus significatif. Elle se pratique quand on veut faire une demande directe au·x dieu·x invoqué·s, et qu'on souhaite avoir une réponse immédiate de leur part.

Lorsqu’on invoque un ou plusieurs dieux, on les appellent toujours par leur nom (on n’invoque donc pas les dieux d’En-Haut ni les dieux d’En-Bas).

Une invocation se pratique de vive voix, sans murmurer. On peut la parler ou la chanter. On formule clairement son intention tout en fermant le yeux et en faisant démonstration d’une gestuelle respectueuse (qui peut prendre moult formes et dépend de la culture et de la requête).

Un invocation s’accompagne toujours d’un sacrifice. Invoquer un dieux sans sacrifice revient à insulter ce dieu.

Les dieux concernés peuvent choisir d’accéder ou non à la requête, ou encore d’expressément faire l’opposé de ce qui est demandé. Cela dépend de la personnalité et de l’humeur des dieux.

L’invocation, contrairement à la prière, ne se pratique pas à la légère et peut être lourde de conséquence. On encourage souvent les gens à se montrer mesurés et à ne pas trop souvent invoquer les dieux.

L’invocation est à double-sens : celui qui invoque le dieu est conscient, vaguement, de sa réponse et de son humeur. La réponse peut être un peu différée dans le temps, mais pas trop.

Le sacrifice et la libation

Le sacrifice est un geste de dévotion envers les dieux. Cela consiste à se séparer d’un bien terrestre pour prouver aux dieux que l’on est fervent.

Le plus souvent, on sacrifie de la nourriture. C’est une denrée qu’on a presque toujours à disposition, mais qui est précieuse et synonyme de vie. Sacrifier de la nourriture est donc symboliquement signifiant. Plus rarement, certaines personnes offrent un peu de leur sang en sacrifice (en s’entaillant aux poignets, aux avant-bras, aux chevilles ou plus rarement encore sur le torse). Cela est surtout employé par ceux qui veulent montrer d’avantage de dévotion, ceux qui n’ont littéralement pas de nourriture ou encore ceux qui ont beaucoup de nourriture (dont le sacrifice serait donc bénin). Encore plus rare, il arrive qu’un personne sacrifie des biens matériels de conséquence, comme brûler sa maison, sa voiture ou des bijoux. Cela fait le plus souvent partie d’un rite de rédemption envers les dieux et qui exigerait beaucoup de sacrifices, mais cela peut aussi être un objet symboliquement proche de la requête pour laquelle on invoque. Il arrive aussi que libérer des animaux domestiqués (des montures, des chiens de chasse) et les rendre à la vie sauvage soit fait en guise de sacrifice.

On ne sacrifie jamais la vie d'animaux ou des éléments naturels (comme brûler une forêt), parce que ce n’est pas un bien propre à la personne qui fait le sacrifice. Par exemple, tuer un bœuf en sacrifice prive toute la communauté d’un peu de nourriture, alors que sacrifier directement la nourriture est plus personnel. Si c’est toute la communauté qui souhaite faire un sacrifice, il faut que chacun fasse un sacrifice personnel.

Bien entendu, on ne sacrifie jamais d’humain, car raccourcir une vie pour honorer les dieux n’a pas de sens (la mort séculaire est une mort que les dieux préfèrent).

La libation est une forme dégradée de sacrifice. Il s’agit d’un tout petit sacrifice, principalement symbolique, mais que l’on peut pratiquer avec plus de légèreté qu’un vrai sacrifice. Cela consiste à verser une partie (ou l’intégralité) d’un breuvage (souvent du vin, de la bière, de la corma ou de la cervoise) sur le sol.

On peut utiliser la libation comme un maigre sacrifice, mais aussi pour marquer une transition lors d’un évènement, pour verser une pensée à une personne ou un évènement particulier, ou encore pour aucun raison spécifique si ce n’est rendre un hommage générique aux dieux. Ainsi, il n'est pas rare de verser une libation sans prière particulière, cela fait même partie des rites quotidiens dans certaines cultures.

Les autels

Il n’y a pas de règle concernant les édifices dédiés aux dieux. Il existes des bâtiments religieux dans certaines traditions, mais ceux-ci sont très souvent liés à un type de cérémonie ou d'évènement plutôt que directement aux dieux. Il n’y a pas besoin d’autel ou d’accessoire particulier ou prier ou invoquer.

Cependant, il existe des autels. On peut en trouver un peu partout. Ils peuvent servir à délimiter le territoire d’un dieux, inviter un voyageur à honorer une divinité locale ou encore servir d’avertissement envers un dieu particulièrement susceptible.

Il est de bon ton de laisser un petit sacrifice et de faire une prière quand on croise un autel sur sa route.

précision

Beaucoup de communautés possèdent cependant des autels en leur sein. Ce sont parfois des vestige du passé (quand une ville a été fondée sur un carrefour), ou encore une simple mesure pratique dans une communauté où il y a beaucoup de passage (et où donc les voyageurs peuvent demander protection). Dans de plus rares cas, ils peuvent servir de rappel de qui sont les dieux locaux (dans les communautés qui accueillent beaucoup de personnes venant de pays éloignés) ou encore tout simplement un petit lieu de recueillement.

L'étincelle divine

L'étincelle divine est la partie de l'être humain qui est divine. Hormis quelques très rare cas (d’une maladie qu’on appelle théagnosie) tous les humains ont une conscience innée de cette étincelle. L’existence des dieux, leur puissance et la divinité des humains sont donc des faits incontestables (aussi légitimes que la “conscience” humaine).

La Théoception : Ressentir les dieux

L'étincelle divine est une porte ouverte vers une communication empathique avec les dieux. En effet, les humains sont capable de ressentir l’influence d’un dieu sur le monde, comme une vague impression.

On appelle cette perception la théoception.

Ainsi, si un dieu est particulièrement content ou mécontent, s’il a maudit ou interdit l’accès à un lieu, ou s’il influence le monde de quel qu’autre manière conséquente, un humain pourra le ressentir.

C’est de cette manière qu’un fervent est capable de savoir quelle sera l’issue d’une invocation, avant même d’en constater effectivement les conséquences.

Mais ce ressenti est une sensation floue, vague. Ainsi, la plupart du temps, il faut faire appel à un ovate pour interpréter correctement une sensation divine.

précision

Il est tout à fait possible de ressentir l'influence des dieux autrement qu'en réponse à une invocation. Même si c'est très rare, les dieux peuvent choisir de "répondre" à une prière, ou encore de s'"exprimer" de leur propre chef.

L’esprit et l'âme

Tous les animaux et tous les humain possède un esprit et une conscience. Certains animaux en possèdent un moindre que les autres, mais tous en possède. L’esprit est, en plus d'être le siège de la conscience, à l’origine de la raison et de la réflexion.

On appelle “âme” l’entité formée par l’esprit et l'étincelle divine. Cela fait que seuls les humain possèdent l'âme.

Les personnes liées aux dieux

Les ecclésiastiques

La noblesse ecclésiastique est la seule forme de clergé que Rosarya connaît. Beaucoup considèrent qu’il s'agit de la seule caste légitimement noble, que les autres “noblesses” sont un procuration à la vraie noblesse.

Les ecclésiastiques ont, dans leur globalité, trois rôles :

  • Diriger les communautés
  • Diriger les cérémonies religieuses
  • Être la garantie que les pratiques de leur communauté correspond aux valeurs suivies par la tradition.

Ils agissent donc en tant que vecteur moral et relaient la volonté de leur psychopompe.

Il existe un hiérarchie au sein de la noblesse ecclésiastique, des familles majeures et des familles mineures dont la puissance dépend de leur influence politique. Ainsi, les familles majeures auront un plus gros pouvoir d’influence et de décision que les familles mineures.

Les ovates

Les ovates sont des pseudo-ecclésiastiques qui existent dans toutes les communautés de toutes les traditions et qui sont les personnes qui connaissent le mieux les dieux locaux.

Quand une personne de la communauté ou un voyageur a des questions à poser sur un évènement divin ou un dieu en particulier, c’est à l’ovate qu’il va les poser. Si une personne cherche à honorer un dieu ou l’invoquer sans le courroucer, il va demander conseil à l’ovate. C'est un rôle consultatif qui sert à concentrer les connaissances des dieux locaux.

La plupart du temps, les ovates ne sont pas de la noblesse (d'où la dénomination de "pseudo-ecclésiastique"). C'est le seul rôle religieux qui n'est pas restreint à la noblesse.

Être ovate n’est pas une activité à temps plein. Il peut y avoir plusieurs ovates par communauté.